Publié dans Le Soleil , 1968 « Limoilou – une terre française…aux mains des Anglais » Hedleyville, vous connaissez? C’est ainsi que notre francophonisme Limoilou s’appelait avant d’abandonner son statut de municipalité en 1909, à la ville de Québec. Cet Hedleyville renfermait des rues aux noms tout droit sortis de la fière Albion : Gulston (2 e rue actuelle), Anderson (3 e rue), Wheatney, William, etc. Comment expliquer un tel phénomène dans une terre si tôt marquée du sceau de la France, la première dont Jacques Cartier prit possession au nom de son roi en plantant une grande croix? Dès 1535 en effet, lors de sa deuxième expédition au Canada, le célèbre Malouin a passé l’hiver au confluent des rivières Saint-Charles et Lairet, dans ce qui devait s’appeler plus tard Limoilou (du nom du manoir que Cartier possédait près de Saint-Malo, en Bretagne). En 1690, les soldats de Phipps se battirent contre les Français à la Canardière, ainsi nommée à cause des nombre...