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Affichage des articles associés au libellé Texte de la FQS

La reconquête de Limoilou – la petite histoire

  Publié dans Le Soleil , 1968 « Limoilou – une terre française…aux mains des Anglais » Hedleyville, vous connaissez? C’est ainsi que notre francophonisme Limoilou s’appelait avant d’abandonner son statut de municipalité en 1909, à la ville de Québec. Cet Hedleyville renfermait des rues aux noms tout droit sortis de la fière Albion : Gulston (2 e rue actuelle), Anderson (3 e rue), Wheatney, William, etc. Comment expliquer un tel phénomène dans une terre si tôt marquée du sceau de la France, la première dont Jacques Cartier prit possession au nom de son roi en plantant une grande croix? Dès 1535 en effet, lors de sa deuxième expédition au Canada, le célèbre Malouin a passé l’hiver au confluent des rivières Saint-Charles et Lairet, dans ce qui devait s’appeler plus tard Limoilou (du nom du manoir que Cartier possédait près de Saint-Malo, en Bretagne). En 1690, les soldats de Phipps se battirent contre les Français à la Canardière, ainsi nommée à cause des nombre...

D’un extrême à l’autre – Il y a 170 ans, Catholiques et Protestants s’affrontaient à York Point

  Ce 12 juillet marque le 170e anniversaire d’un événement de l’histoire canadienne souvent occulté, voire totalement ignoré, soit l’émeute orangiste de Saint-John au Nouveau-Brunswick. L’Ordre d’Orange, qui avait été fondé en 1795 par des protestants loyalistes d’Irlande du Nord en opposition aux Irlandais catholiques, s’installa rapidement au Canada et prit une importance indéniable. Ce groupe attaché à la couronne d’Angleterre et à la « suprématie » britannique importa le conflit irlandais et transféra sa haine aux populations catholiques francophones, soient-elles acadiennes ou canadiennes-françaises, ainsi qu’aux immigrants irlandais. Au cours de sa sombre histoire, l’Ordre connut un engouement indéniable au Canada, comptant notamment quatre premiers ministres fédéraux et des centaines de maires, députés, ministres et premiers ministres provinciaux dans ses rangs, faisant du Canada, à cette époque, le pays dans lequel la moitié des orangistes du monde vivait… s...

Compte-rendu: Séparatisme, doctrine constructive

    Près de 80 ans séparent Séparatisme de Dostaler O’Leary de La jeunesse au pouvoir de Julien Langella et pourtant les similarités sont frappantes. Écrits sur deux continents séparés par un océan dans deux siècles séparés par une révolution technologique et sociétale, ces deux ouvrages représentent le cri d’une jeunesse catholique nationaliste. Ce qu’on veut : que la jeunesse assume son rôle de meneur au sein de la nation et mette fin à la politique fade et insipide des partis actuels, dans un système qui relève davantage de la gérontocratie que de la démocratie. Pour Dostaler O’Leary, il faut un idéal pour soulever les jeunes et cet idéal est la fondation d’un État catholique français en Amérique. « Ce qu’il faut, c’est cristalliser toutes nos énergies nationales autour d’une idée, d’un mythe que tout Canadien français doit défendre : l’indépendance nationale. » – Dostaler O’Leary Pour lui, le projet autonomiste ou d’un état au sein de la Confédération est u...